Posté le 27 novembre 2020

Le Jeudi 26 Novembre 2020, l’Office National des chemins de Fer (ONCF) en étroite collaboration avec l’Union Internationale des Chemins de Fer (UIC) a organisé dans le cadre du cycle « des Jeudis du Rail Africain », la deuxième édition de la téléconférence internationale sous le thème : « La standardisation : quels enjeux technico-financiers pour les réseaux ferrés africains ? ».

Il est à rappeler que cette nouvelle plateforme virtuelle s’inscrit dans le cadre de la réorientation et la réadaptation du programme d’activité 2020 de l’UIC - Région Afrique, présidée par le Maroc depuis 2010 en la personne de Monsieur Mohamed Rabie Khlie, Directeur Général de l’ONCF.

En lançant cette deuxième édition virtuelle, qui a connu la participation de plus de 120 participants issus des pays d’Europe et d’Afrique et a enregistré plus d’une dizaine d’intervenants, l’UIC – Région Afrique se penche sur la viabilité du système ferroviaire voire sa compétitivité au service du développement prospère et durable des échanges au sein du continent et de son intégration. L’objectif étant d’examiner et faire profiler les lignes directrices et la voie à emprunter pour réussir l’intégration du système ferroviaire des réseaux africains et la convergence des normes et standards, ambitionnant que le train africain sillonne le continent de bout en bout comme arrêté dans le cadre de l’agenda 2063. D’ailleurs, cette téléconférence a été précédée par l’organisation d’un atelier restreint entre les présidents des régions UIC qui a retenu, comme projet prioritaire, le système de standardisation ferroviaire.

Lors de ce webinaire, les responsables et managers des réseaux africains qui y ont pris part se sont accordés sur l’importance de mettre en place quatre leviers permettant de contribuer à promouvoir la standardisation ferroviaire et garantir la compatibilité, la convergence et l’harmonisation ambitionnées. Il s’agit de l’adoption d’une politique d’investissement volontariste, faisant de la standardisation selon les nomes UIC l’un des critères d’éligibilité depuis le stade de conception, du développement de l’expertise ferroviaire, du renforcement de l’arsenal procédural et documentaire. Enfin, le quatrième levier concerne la création d’une Agence Africaine d’Interopérabilité et de Sécurité en tant qu’organe de gouvernance qui veillera à mettre en place une politique de standardisation et de normalisation technique du ferroviaire au sein du continent africain, au suivi de son déploiement et à l’évaluation du niveau de conformité.

Rappelons que l’ONCF ne cesse de multiplier les initiatives pour partager son expérience et son savoir-faire avec les réseaux africains, afin de donner une nouvelle impulsion et redynamiser davantage le partenariat avec les pays du Continent, conformément aux efforts déployés par notre pays, pour contribuer à asseoir le développement d’un système de transport ferroviaire africain fiable et viable, porteur de mobilité durable et d’inclusion économique au sein du continent. Autant d’initiatives qui s’inscrivent en droite ligne avec la politique tracée par Sa Majesté Le Roi Mohammed VI, Que Dieu l’Assiste, en matière de renforcement de la coopération Sud-Sud et d’amélioration du positionnement et de la compétitivité du continent africain dans la scène internationale.